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Paris-Chantilly-Le Crotoy – 21 septembre 2019


J’avais réussi à convaincre mon ami Gérard Moneyron de participer à la randonnée de l’UVO vers Honfleur (160 km) et comme il avait vraiment bien terminé le parcours malgré son manque d’entraînement sur les longues distances, il n’a pas été trop difficile de le convaincre à participer au rallye vers Le Crotoy (205 km).
Le jour J, arrivés au stade Yves du Manoir à Colombes vers 6h15, j’ai été surpris du peu de cyclos présents. En effet, cette organisation se présente comme la continuité de Levallois-Honfleur où le matin, au départ, c’était l’effervescence. Ici, très peu de monde, pas beaucoup de bénévoles pour nous accueillir, ce qui a occasionné des files d’attente à la distribution des plaques de cadre. Départ dans la nuit noire et première erreur de parcours au bout de 800 m. Nous prenons un peloton d’une quinzaine de cyclos et au bout de quelques kilomètres le gymkhana commence entre les voitures, les bus avec les stop, les feux…C’est à ce moment là que j’ai regretté les pelotons de l’UVO où l’on se sent en sécurité par rapport aux fous furieux du jour. Après environ 1h15 de circuit urbain assez dangereux, nous arrivons dans une zone résidentielle où les maisons luxueuses sont très nombreuses. Le circuit passe par de nombreuses pistes cyclables dont l’une avec une montée de 400 m à plus de 18%. La journée commence mal…surtout que la température est descendue à 2°. Cette première partie, jusqu’au ravito de Chantilly (45ème km), n’a aucun intérêt.



A Chantilly, au lever du jour, l’arrivée sur le château est magnifique (les pavés qui le bordent nous rappellent à Gérard et à moi, que c’était de cette ville que nous prenions le départ de Paris-Roubaix). Le ravitaillement est une déception : pains au lait, bananes, chocolat, oranges… rien que du classique, beaucoup moins bien que ce qui se faisait vers Honfleur. On repart avec un groupe, le vent se lève un peu de côté. Nous avons souffert à cause d’une « brute épaisse » montée sur un vélo de contre la montre qui mettait tout le monde en file indienne la plupart du temps ! Le deuxième ravito de Bresles (82ème km) est le bienvenu. Mais hélas les mêmes pains au lait, bananes etc. nous sont proposés.



Nous repartons tous les deux en espérant qu’un groupe plus à notre niveau nous rattrapera. Plus ça va, moins ça va pour moi, je n’ai pas pris mon petit déjeuner habituel, je n’ai rien mangé aux deux ravitos et je fais un début de fringale. Les longs faux plats et le vent de côté me font vite regretter cette erreur de débutant. Il faudra avaler le contenu de mes poches et plusieurs km avant que, petit à petit, les forces reviennent. Arrive le ravitaillement de Sommereux (125ème km). J’espérais un plateau repas comme au bon temps de Levallois-Honfleur, et bien, encore raté, ravito habituel avec seulement en plus des sandwichs club et de la bière. C’était mieux que rien mais un peu décevant pour un tarif d’engagement de 27 €. Nous repartons avec le vent favorable et la température qui grimpe (25°). Après quelques bosses bien raides, des faux plats avalés à bonne allure, nous oublions une flèche sur le parcours et nous rallongeons l'itinéraire d’une quinzaine de km ! On n’avait pas besoin de ça ! Nous arrivons à Oisemont, dernière halte avant l’arrivée (166ème km). Même ravito avec en plus des tuyaux d’arrosage qui fournissent de l’eau peut être potable, mais pas buvable.



Plus que 39 km et ç’en est fini. Le vent favorable nous aide beaucoup. A 20 km de l’arrivée Gérard s’arrête pour une crevaison et nous repartons avec un groupe dont l’allure nous convient bien. GG connaît des problèmes dans les dernières difficultés mais nous arrivons sans soucis à Noyelles-sur-mer où nous prenons la piste cyclable qui nous conduit au Crotoy. Pas un cadeau la piste : marcheurs, promeneurs, cyclistes régionaux etc., la fin du parcours est très dangereuse. Arrivée sur le port du Crotoy, notre erreur de parcours nous aura fait parcourir 12 km de plus, soit 217 km. Nous étions bien fiers et satisfaits d’être arrivés.



Finalement cette randonnée est peut-être à refaire, mais pas l’année prochaine car je pense qu’il faudra attendre la prochaine édition afin de voir si les points négatifs (fléchage, ravitaillements) ont été améliorés. De plus, il sera nécessaire d’attendre la météo avant e s’engager car, par mauvais temps et vent défavorable ça deviendrait vite une grosse galère !

••• J.M.