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Le Vexin dans tous ses états


Après 15 mois de confinements, déconfinements, reconfinements, rayons d'action limités à 1, 20 puis 10 km (selon le rationnel évolutif et assez aléatoire du contrôle pandémique par nos autorités) et autres mesures empêcheuses de tourner en rond – enfin, si justement, qu'est-ce qu'on a tourné en rond ces derniers (prin)temps ! – après des mois de temps venteux comme on a rarement connu (le réchauffement climatique était très sectorisé en 2021), reprendre nos escapades habituelles sous une météo clémente avait quelque chose d'euphorique tant nous en avions perdu l'habitude.

Début juillet, il y a Les Copains en Auvergne, avec quelques copains des Yvelines. Et cela se prépare, même sur le tard... Il y a 15 jours, l'UVO avait donc mis à son programme dominical une sortie dans le Vexin : le circuit 44N+ (était-il fait pour les jeunes quadras ?). Direction le Nord, donc, mais on s'est arrêté à Ecos, car l'Ecosse, ça faisait vraiment trop loin pour être rentré le soir même. Quoique, avec Patrick…. tout semble possible ! Qu'à cela ne tienne, 2000m de D+ sur 160 km… j'ai plus souvent vu l'arrière-train de mes compagnons de route que leur sourire à gravir toutes les côtes que l'itinéraire se faisait un malin plaisir à aller chercher. Ah, le Vexin, ça vexe, hein ! Que nenni, il suffit d'avoir l'habitude (et je l'ai sur ce genre de parcours). Et cette fois, en plus, mes 4 compagnons de route (Alain L, Pascal C, Alexis, Sylvain) m'avaient gentiment attendu en haut de toutes les bosses, ma fatigue accumulée leur offrant une récupération de plus en plus longue en haut de chaque difficulté au fur et à mesure que la journée avançait. Le retour à la maison me donnera rendez-vous avec des crampes comme je n'avais pas connues depuis longtemps. Ça promet….

Aussi, lorsque Pascal nous proposa un nouveau circuit dans le Vexin pour ce samedi, je m'y suis d'abord penché avec méfiance, au point de m'inscrire par erreur sur l'amicale plutôt que sur ce long parcours (ou quand ton subconscient prend le pas sur ton cerveau…). Il annonçait "seulement" 1500m de D+, déjà c'était une bonne nouvelle. Et puis son intitulé 55N+ me laissait penser qu'il était peut-être plus fait pour moi que le précédent.

Nous voilà donc partis à 8h04, quelques retardataires ayant obligé le briefing présidentiel à dépasser l'heure des braves. Le G1A s'élance d'abord, mais s'arrêtera 500 mètres plus loin, l'idée de rouler à 4 ne semblant pas plaire à tout le monde. On se retrouve donc une quinzaine de cyclos G1-G2 confondus, les 6 cyclos du G3 décidant sagement de faire bande à part. Début de parcours sous un fin brouillard nous apportant la fraicheur préventive à une journée que l'on anticipe un peu chaude. Il n'en sera rien, le soleil ne se montrant très timide ce samedi. Direction Gisors par le chemin des écoliers. J'en finis par me demander si je ne me suis pas trompé en regardant le parcours tant cette matinée est roulante, tout au plus au plus parsemée de quelques petits faux-plats montant. On se croirait en Beauce. L'occasion de quelques prises de relais avec Sébastien, Daniel Leguay, Steven et Sylvain pour prendre plaisir à voir défiler le paysage plus vite que le ralenti prévu un peu plus tard dans la journée. On arrive à Gisors pour le déjeuner, à une moyenne supérieure à 28. Cela ne me dit rien qui vaille que l'essentiel du dénivelé soit concentré sur la fin de parcours.

Photo de famille


On connaissait la boucherie Sanzot, il faudra désormais ajouter la boulangerie Santos : qualité, efficacité, amabilité… que du bonheur ! Daniel avait fait le GO pour la commande anticipée de sandwiches : jambon, fromage, saucisson (avec ou sans cornichons), rillettes, thon crudité, poulet crudité, flan nature, flan coco, et j'en passe. On voit que les restos ont rouvert et qu'il faut jouer serré pour appâter le client !

Alors, au menu….


Alourdis d'une vingtaine de canettes, d'autant de sandwiches et de desserts, nous prenons la direction du parc situé à quelques centaines de mètres. Steven se chargera de la caisse de sandwichs, qui, posée sur sa selle, inspirera une réflexion fort à propos de Christian (qui n'en loupe jamais une) : il mange comme quat' Steven. Excellent !!

Regroupement G1-G2-G3 pour le picnic

Prends des forces ma grande….


Après ce repas réparateur, nous voilà donc repartis pour affronter le pousse-café, entendez les monts et vallons de la seconde moitié du parcours. Certes il y eut bien quelques petits coups-de-cul, mais dans l'ensemble rien de trop méchant, et surtout entrecoupés de belles portions de plat, l'occasion de configurer le peloton UVO en file indienne. C'est toujours plus sécurisant sur les départementales rectilignes que des troupeaux de pipelettes oubliant les dangers permanents de notre sport. Sans rapport avec ce qui précède... nous perdrons Steven et Daniel Leguay, partis en éclaireurs dans la côte de La Chartre, mais loupant une bifurcation vers Juziers. On a crié pourtant... ne serais-je pas le seul sourd de l'UVO ?? Dommage, car on avait bien roulé ensemble jusque-là. Le retour sur nos terres nous réservera le dessert du chef, avec cette courte côte à 15% au sortir de Jumeauville. Merci Pascal !!

Après cette super sortie appréciée par tous, dans un groupe finalement assez homogène – certains plus à l'aise en côte, d'autres à plat (cherchez l'erreur) – d'aucuns eurent encore l'énergie de prolonger l'aventure. Qui, parce qu'il fallait bien rentrer chez soi (Anne et Sébastien/180 km au total, Jean-Pierre/204 km), qui, pour aller prendre le café au club de voile d'Ecluzelles et revenir ensuite à Bazainville (Sylvain/220 km). Dommage qu'ils ne viennent pas aux Copains ces gaillards, ils se seraient bien reposés en haut des volcans s'ils avaient été dans mon groupe !

••• Vincent Goffin, le 13 juin 2021