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Ambert : les Copains d'abord

"On s'était dit rendez-vous dans un an, même jour, même heure, même côte…"

Quand un natif du pays de Brel plagie Bruel, c'est pas pour vanter le Super U, mais pour que son récit soit l'U. Alors, allons-y !

Nous sommes finalement 10 sur la ligne de départ des Copains-Cyfac version 3 jours, quelques-uns des inscrits 2020 ayant renoncé à l'édition 2021 pour manque de forme ou indisponibilité. Pour ma part, c'est par plaisir d'accompagner les copains – entendez les UVO – que j'avais maintenu ma participation, mon gabarit étant manifestement (testost)erroné pour les profils volcaniques. Mais tout comme j'avais survécu à l'Ardéchoise 2017 grâce à Coach Pascal, je comptais bien sur les fourbes d'Ambert pour qu'ils assurent la tirade du belge et m'aident cette fois encore à franchir le cap (le roc, le pic ou la péninsule) !

Neuf gars, une fille (de gauche à droite : Stéphane, Vincent, Pascal B., Alain, Steven, Christian, Pascal C., Valérie, Thierry et Daniel).

1 juillet

Enfin ! Après 15 mois d'attente, 15 mois d'annulation de tout ce qui fait la vie socio-sportive d'un cyclo amateur (Stages du soleil, Ardéchoise, Les Copains, Rallye des clochers, et j'en passe), 15 mois à tourner en épingle à cheveu dans des rayons de 1, 10 ou 20 km, nous allions enfin pouvoir regoûter aux plaisirs des sorties groupées loin de chez nous en (presque) totale liberté. Vive la vaccination (et pourtant je suis un anti-Vars convaincu… hahaha !).

En prélude à notre fugue bien tempérée (voir plus loin pour les bémols de la météo), nous avions eu droit à une organisation réglée comme du papier à musique par notre ami Stéphane. Aussi rigoureux qu'un contrepoint, il laisse rarement le hasard s'immiscer dans ses plans (on voit qu'il a eu son Bach haut la main) : réservations d'hôtel, co-voiturage, liste détaillée du contenu des sacs itinérants (toujours un vrai casse-tête, surtout avec la limite des 10 kg), traces GPS de toutes les variantes proposées, visio préparatoire, tout avait été cadré dans les moindres détails par notre chef d'orchestre. Aucune fausse note, merci Stéphane !

Partis en éclaireurs ce jeudi 1er juillet, Christian et Steven sont déjà sur le vélo pour reconnaitre la première côte lorsque, après 5 heures de route, le carrosse présidentiel (entendez Daniel et moi) arrive à l'hôtel La Clairière situé à quelques encablures d'Ambert, Chambon-sur-Dolore pour être précis. Les anciens ont leurs habitudes, et elles sont souvent bonnes. Après un appel professionnel qui m'encombrera l'esprit toute la soirée, je me joins enfin à l'apéro-bière des druides signant officiellement les retrouvailles des sorties en groupe.

Vue de l'hôtel la Clairière. Christian et Steven déjà prêts pour en découdre

Le diner nous permet d'évoquer l'objectif avoué de cette édition 2021 – le Puy de dôme – qui ne rassure pas tout le monde, à commencer par moi : 12%, je les préfère en bouteille ! Et un Chateaugay s'il vous plait madame ! On est heureux de se retrouver, on papote, on passe en revue quelques souvenirs... et l'heure avance. Même s'il ne faut jamais coucher le premier soir, cette fois c'est recommandé vu le programme qui nous attend.

2 juillet

Les différents sites météo consultés depuis le début de la semaine s'accordent sur une prévision de 3 jours à 20-25 degrés, avec quelques risques d'averse pour dimanche matin. Cela s'annonce donc plutôt bien, et ce matin, il fait beau comme prévu.

Il aime déjeuner à quat', Steven (copyright Christian H.)

Après un solide petit-déjeuner, nous reprenons les voitures pour rejoindre le départ. Contrairement à ce que dit l'adage, l'Ambert ne vaut pas l'endroit. Nous nous exilons donc en périphérie pour éviter la cohue et garer nos quadricycles mazoutés sur le parking du gymnase. Les anciens ont leurs habitudes, et elles sont souvent bonnes.


Seuls au monde sur le parking du gymnase


Cette première journée offre deux variantes : 135 km/2490 m et 162 km/2870 m. Mon record personnel culminant à 2167m (un jour de grand Ventoux), j'ai prévu, avec Pascal B., de faire le petit circuit, histoire de me laisser une chance de voir le jour 2. La première côte, d'une bonne dizaine de km vers les 6%, me donne l'impression que tout va bien se passer. Elle nous ramène à Chambon-sur-(in)Dolore, où se situe déjà la bifurcation entre les deux circuits. Daniel, pour qui chaque côte est toujours la dernière, nous assure que la fin de parcours est beaucoup plus facile que le début. Pascal et moi nous laissons donc tenter par la perspective de décupler les plaisirs en accompagnant nos 8 camarades sur le grand circuit. Il n'y a que 400 m de D+ de différence, et moi de toutes façons, au-delà de 2000 m, je ne sens plus rien….

La boucle supplémentaire nous emmène sur une portion assez roulante et ma foi très plaisante dans la verdure du Livradois. Steven a la pèche et veille sur moi comme un ancien : "mouline plus pour éviter les crampes" me dit-il. Ah, s'il savait !!

Ici, tout penche, même les cafés

Saint-Vert

Suite à un arrêt ravito si discrètement caché dans les arcades pierreuses d'un petit village pittoresque (Saint-Vert) qu'ils le louperont, les Pascaux s'échappent. Leur avance augmentera encore au prix d'une crevaison présidentielle. Nous les retrouverons à la pause déjeuner, qu'ils terminent lorsque nous arrivons. Ils quitteront l'endroit avant nous, nous ne les reverrons plus. Enfin, avant le soir veux-je dire.

Le Président est crevé ? Pas possible. Ah non, pas lui, sa chambre…

Les impressions sont trompeuses. Je me revois encore dire à Valérie que, malgré les 1500 m de D+ déjà avalés sur les 90 premiers km, je me sens plutôt bien. Sans doute car l'essentiel le fut au prix d'une longue montée régulière, la première de notre périple, effectuée à l'abri des arbres par une température encore fraiche.

Saint-Gervazy, pause déjeuner.

De l'eau et du vélo : tout ce qu'il faut pour rendre Valérie heureuse.

L'après-midi débute par quelques petits cols (Vodable, Lavelle), pas insurmontables mais qui commencent quand même à taper dans les cuisses. Au contraire de l'Ardèche, il y a des portions de plat entre les bosses, ce qui me réconforte. Mais progressivement, la route commence à s'élever vers notre hôtel du soir alors qu'il reste encore une bonne quarantaine de kilomètres avant de poser le pied par terre. Le thermomètre monte aussi. Deux mauvaises nouvelles en même temps, à l'insu de mon plein (de)gré.

Dans cette côte interminable qui nous emmène d'abord à Olloix, je décroche. Oh loi de la pesanteur ! Mes compagnons continuent à leur rythme (c'est aussi l'olloix du genre, on s'attendra en haut). Mon GPS indique plus souvent 8-9% que 5-6% : Daniel nous aurait-il menti ? Je change d'écran sur mon GPS pour garder le moral. L'autre indique la température. 30… 31… 32… 33…. 34…. le soleil m'anéantit presque plus que la pente (à moins que ce ne soit l'inverse). Je suis presque à court d'eau, les crampes frappent à la porte. Je m'arrêterai 4 ou 5 fois pour la garder fermée. On a passé le seuil des 2000 m, barrière psychologique pour mon quintal, qui lui n'a rien de psychologique. Arrivé au bas d'Olloix, je remplis mon bidon puis, après avoir repris mes esprits, je me retourne et vois la route se cabrer devant moi. 14% parait-il. Je la ferai à pied. En haut, quel soulagement de voir non seulement mes compagnons de route, mais aussi un ravito. La bière fraiche sera un précieux réconfort par cette chaleur Bertholienne.

Daniel me souffle dans l'oreille que Steven n'est pas bien, il a des crampes. Il est allongé par terre, jambes tendues, Christian et Alain en guise de treuil. Thierry semble aussi un peu éprouvé, et Stéphane traine depuis le début d'après-midi une douleur à l'aine qui l'empêche de trop tirer sur la bête. Mais il l'avait prévu (pas de place pour le hasard je vous ai dit), donc il a géré l'allure en conséquence !

A défaut de m'en réjouir (évidemment), constater que je ne suis pas le seul à en baver sur cette fin de parcours a quelque chose d'un peu rassurant car la perspective d'être "le boulet" pour la suite de notre aventure n'avait rien de réjouissant.

Il doit rester une petite trentaine de kilomètres. On a profité du ravito pour remplir les bidons. La fontaine nous souffle que "rien ne sert de courir (etc)". Effectivement, les Pascaux sont toujours devant, peut-être même déjà arrivés. Steven repart lentement. Par esprit de groupe, il m'a refilé ses crampes. Heureusement, celles-ci passent rapidement après quelques pas sur le bas-côté. Daniel m'attend, tel un bon chef de meute. Nous reprenons la route à un rythme imposé par les difficultés de chacun. Alain, Daniel, Stéphane, Thierry et Christian sont plus souvent devant, Valérie et moi escortons Steven… qui mouline !! Et ça m'arrange de rouler à 15-20 à l'heure sur les derniers monts et vallons qui nous séparent de Laschamps. Nous arrivons en fin d'après-midi à l'Espace Volcan, bien fatigués. Les Pascaux sont déjà à l'apéro. 2867m est désormais mon record personnel.

Et dire que ce sera la journée la plus agréable….

Vincent et Daniel

Alain

Stéphane

Steven

Valérie

Thierry (merci Christian pour les photos)

3 juillet

On nous a effectivement menti, cette fois il n'y a plus de doute ! La météo de ce samedi matin est brumeuse, humide, fraiche. La nuit fut réparatrice, mais s'attaquer au Puy de Dôme a quelque chose de moins attirant sous la flotte que sous le ciel bleu de la veille.

Ça, c'était hier…

Pascal B. et moi décidons de renoncer : 4 kilomètres à 12% après les efforts intenses de la veille, et sous cette météo peu accueillante, ce n'est pas adapté à nos physiques (pourtant bien différents). Et Puy… c'est pas tout de monter, c'est qu'il faut redescendre !! Sous la pluie, en convoi encadré par les organisateurs, limité à 30 km/h…. bonjour le stress et les patins de frein.

… ça, c'est aujourd'hui !

Vue panoramique des volcans d'Auvergne

Nos 8 guerriers, Valérie comprise donc, y parviendront au prix d'efforts qu'ils nous confieront avoir été très intenses, surtout dans la partie finale, largement >12% et dans la brumisation totale. Leurs récits nous ont conforté dans notre choix de remettre cela à une autre fois. Ou pas.

Pascal et moi faisons donc la route en duo, sur le petit parcours, renseigné pour 108 km/2140 m. Mais nous évitons les quelque 8 ou 9 km de "détour inutile" par le Puy de Dôme, et notre logement de ce deuxième soir étant situé à une vingtaine de kilomètres de l'arrivé officielle de l'étape, on en restera donc à 80 km pour 1500 m D+, ce qui nous convient très bien. Nous adoptons une allure sénatoriale parfaitement adaptée à une journée de récupération. La pluie nous accompagnera jusqu'au ravito méridien, heureusement organisé dans un grand hall couvert à Sauxillange.

Les deux (autres) frères

Après cette pause qui permet de sécher un peu (vraiment très peu), il nous reste à peine une vingtaine de kilomètres en pente douce (2-3 %) pour atteindre le bien nommé lieu-dit "Les Deux frères". Alors, les Deux frères, comment vous dire…. déjà que l'Auvergne c'est pas très peuplé, mais là, c'est carrément au milieu de nulle part. Et, tradition locale oblige, ces quelques maisons sont perchées tout en haut d'une pente plutôt raide (14%). Mais cette fois, nous la gravirons à vélo ! Nous sommes accueillis sur le plateau par un ravito où, comme un pied de nez post-covidien, règne une ambiance sono digne d'une teuf tropézienne !

Nous frappons à la porte de notre gîte peu après 14h. Il est tenu par un couple de hollandais tout aussi bilingues que sympathiques : comme un parfum de Pays-Bas dans ce haut pays. Monsieur au bar, et Madame à la cuisine. Au-delà du cliché, chacun sera excellent dans son rôle !

Notre gîte bien accueillant

"Les sacs ne sont pas encore là" nous disent-ils, "mais on nous les a promis vers 15 heures". Ce n'est pas grave, on va boire une bière en attendant, d'autant que le soleil est enfin revenu.

On essaye de sécher un peu pour ne pas refroidir en attendant les sacs

On savoure notre bière en pensant à nos copains qui sont encore sur le vélo. Stéphane, Christian, Daniel, Alain et Steven ont sagement opté pour le petit parcours, comme nous, mais avec le Puy en plus. Quant à nos trois warriors (Valérie, Thierry et Pascal C), ils ont décidé d'en remettre une couche avec la boucle supplémentaire (108 km/2500 m). Ils arriveront logiquement dans la deuxième vague (c'est à la mode).

Le ravito des Deux frères…

… où arrivent nos warriors quelques temps après

Et les sacs ne sont toujours pas là ! On s'occupe donc comme on peut dans ce "tr-- du c-- du monde", où même internet ne s'aventure qu'avec parcimonie. Moi qui pensais enfin regarder une étape du Tour… caramba encore raté.

Séchage grégaire

Recherche réseau désespérément….

Massage improvisé (la réciproque n'aura pas lieu)

Babyfoot

Les sacs arrivent enfin peu après 18 heures. Juste le temps de prendre une douche et d'enfiler une tenue correcte avant d'aller dîner à 19h (l'horaire aussi est hollandais). Nos hôtes nous serviront un excellent repas qui requinque les troupes (salade de légumes/patates, lasagnes maison, fromage, tiramisu, pain frais et vin rouge).

Le gîte pour nous tout seuls !

La journée se terminera par une petite balade digestive, juste le temps de se faire agresser par trois milliards de moustiques.

Point de vue panoramique des Deux frères

Quand on vous dit que c'était haut….


4 juillet

Compte tenu des prévisions météo peu clémentes confirmées dès avant le départ par le crachin sur les Deux frères, mais aussi de la fatigue accumulée et peut-être plus encore de la perspective de ne pas disposer de douche chaude à l'arrivée (covid oblige) avant de se taper 5 heures de voiture dans la foulée, Stéphane, Pascal B. et moi-même décidons de couper au plus court pour rejoindre Ambert (75 km/900 m). Daniel (et son optimisme légendaire) pensant que le crachin matinal se transformerait en quelques petites averses éparses, les autres s'orientent plutôt vers le 117 km/1900 m.

Voilà donc tout le monde parti, Gore-tex ou imper coupe-vent sur le dos.

Au revoir à nos deux charmants hôtes hollandais

Hélas, le parapluie ne suffira pas ….

Gore-tex et couvre-chaussures…

… ou petit coupe-vent ardéchois : chacun son style !


Cette troisième et dernière journée sera dantesque. Si la gravité des récents déchainements de la nature en Belgique et en Allemagne n'incitait pas à une certaine mesure dans les qualificatifs utilisés pour décrire ce que nous avons traversé, nous pourrions dire qu'en ce 4 juillet, en Auvergne, "Dieu inventa le déluge".

Pourtant, durant les 20 premiers kilomètres permettant de rejoindre le départ officiel de l'étape 3, on eut presque l'espoir que les météorologues, une fois de plus, s'étaient plantés, les nuages laissant place à quelques rayons de soleil. Mais que nenni, ils se plantent juste quand ils annoncent beau temps !

Après une longue descente, une crevaison de Stéphane à Olliergues nous permit de voir le ciel s'assombrir en direct, comme un peintre qui étalerait sur sa toile des couches successives d'un gris de plus en plus noirci. La pluie ne fera que s'intensifier au cours de la montée qui suivit. En quelques minutes, la route se transforma en rivière de plusieurs centimètres traversant la chaussée dans un sens ou dans l'autre au gré des déclivités du bitume. Voir devant ma roue devenait une gageure, mes lunettes n'étant pas équipées d'essuie-glace. Arrivé sur le plateau, alors que je prenais un peu de vitesse dans un faux-plat descendant, je fus horrifié de constater que mon vélo ne freinait quasiment plus, les patins ayant perdu tout mordant sur les jantes. Je réussis à m'arrêter pour me mettre à l'abri sous un arbre … intention totalement illusoire tant les torrents d'eau transperçaient tout et tout le monde, arbres y compris. Je vis passer Stéphane qui me fit un signe de dépit. De mémoire de cyclo, même au PBP 2007 (enfin, Paris-Loudéac pour moi), je n'avais jamais vécu cela en vélo. Le déluge continuant sans répit, et le froid commençant à me gagner, je repris la route on ne peut plus prudemment. Je retrouvai Stéphane sous le balcon d'un hôtel semblant abandonné (comme une scène de drague dans un mauvais road-movie !). Tout en mangeant une barre, on tente de se réconforter mutuellement en louant l'efficacité de nos vestes Gore-tex… même si la quasi-totalité de nos corps fatigués était déjà trempée depuis bien longtemps. Pascal B. arriva quelques instants plus tard. On repartit ensemble lorsque la pluie baissa un peu d'intensité, car la perspective de devoir redescendre sous pareil déluge était tout simplement suicidaire. Et la journée n'était pas finie.

Nous pensions à nos camarades, nous disant que s'ils avaient bifurqué sur le 117 km avant que le ciel ne nous tombe sur la tête, ils devaient bien le regretter. Leur retour à Ambert allait forcément être tardif, et dans quel état arriveraient-ils ? Nous n'en menions pas large. Heureusement, la pluie passa de diluvienne à très forte, ce qui nous semblait déjà une amélioration notoire. Elle s'estompera très progressivement jusqu' à la dernière descente qui nous permit d'arriver à Ambert "au sec" (à défaut d'être secs nous-mêmes) aux alentours de midi. Mon GPS indiquait 50 km et 400 m de D+. Garmin n'est pas waterproof.

C'est fini. Quelle journée !!

Après la ligne d'arrivée, quelle ne fut pas notre surprise de voir que Daniel, Alain, Christian et Steven étaient déjà là. Transis de froid sous son coupe-vent adapté aux "averses éparses", incapable de manipuler ses poignées de frein en toute sécurité, Daniel avait sagement incité le groupe à mettre la flèche au plus fort de la tempête, renonçant à son envie d'un dernier coup d'éclat auvergnat. Quant à nos trois warriors (Thierry, Valérie et Pascal C), ils avaient décidé de rester sur le plan initial, en domptant le Béal avant de mettre un point final à leur épopée livradoise : bravo !!!

Ils ont dompté le Béal sous le déluge !


Un bon souvenir

Après avoir bénéficié d'une douche "militaire" (aux bouteilles de Cristalline) sur le parking du gymnase, remis nos vêtements civils et rangé les vélos dans les voitures, on s'est tous retrouvés sur l'aire d'arrivée pour profiter de l'ambiance festive (fanfare, stands) et d'un bon plateau repas pour nous requinquer après cette journée mémorable. On eut aussi droit à notre demi fourme d'Ambert, cadeau de l'organisation en guise de dédommagement pour la livraison tardive des bagages le deuxième jour, due à des problèmes logistiques indépendants de leur volonté (accident d'un participant, coulée de boue sur l'itinéraire de livraison). Voilà qui fut très sympathique !

De l'énergie pour le retour…. en voiture !

Ambiance festive sous le ciel bl… auvergnant !


Cette édition 2021 des Copains restera dans les mémoires. D'abord parce qu'on l'a attendue près d'un an et demi. Ensuite parce que les parcours, et surtout les conditions météo, ont rendu le périple périlleux. Enfin, et surtout, car cette édition portait parfaitement son nom : on était une vraie bande de copains heureux de nous retrouver pour partager notre passion !

••• Vincent Goffin, 27 juillet 2021