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Mon premier BRM 300 officiel

Les années précédentes, je participais régulièrement à des cyclosportives. Mais cette année, peut-être est-ce un effet de la cinquantaine bien installée 😉, je me suis dit que j’allais m’attaquer aux BRM. Certes, le PBP 2023 est quelque part dans mon esprit. Et je me dis que si je souhaite relever cet énorme défi, il me faut dès cette année prendre de l’expérience sur les ultra-distances.

Je suis rodé aux 200 km. Mais 300 km, c’est autre chose. On est plus chargé, il faut prévoir où ranger les vêtements chauds. A cet effet, la petite "box" accrochée à ma tige de selle s’avère bien pratique.

La sacoche est là… allez, on s'accroche et on y va !

Initialement je devais m’attaquer au 300 km à Flins, le 23/04. Le mardi 12 avril, j’ai capté qu’un weekend de trois jours arrivait, et que, de surcroit, la météo s’annonçait superbe. Dans la foulée, je tombe sur une annonce du BRM300 de Blois. Il ne m’en fallait pas d’avantage, c’était décidé, j’allais faire une longue virée en Sologne et dans le Sancerrois. Je m’inscris, je me trouve un petit gîte sympa pour le vendredi soir, tout était réglé, il ne restait plus qu’à pédaler et à gérer l’épreuve.

La Loire au lever du jour…. magique !

Je prends le départ à 6h30, il fait un peu frais mais ce n’est pas gênant. On traverse de suite la Loire, si majestueux fleuve. On prend le cap à l’Est / Sud Est en direction de Sancerre. Les routes solognotes sont hyper agréables. Je pars un peu vite, je visais 25 km/h de moyenne et je m’étais dit de ne jamais dépasser les 28 km/h. Mais, je devais avoir la forme, le compteur indiquait souvent une vitesse légèrement supérieure à 30 km/h. A juste titre, j’avais l’impression de ne pas consommer trop d’énergie et je ne devrais pas trop le ressentir sur la fin de la sortie. Les bosses étaient concentrées entre les km 125 et 190. Je les ai passées à mon rythme sans me mettre dans le rouge. Sauf la grimpée de Sancerre, où le pourcentage fut de 17%. J’étais réellement satisfait de pouvoir être en tenue estivale, il faisait super beau et bien chaud.

Tout au long de la sortie, je veille à bien m’alimenter, un gel ou une pate de fruit tous les 25 km. A 100 km et 200 km, j’ajoute deux barres de céréales. Tout se déroule impeccablement, j’étais dans un très bon jour !

Peu avant le km 230, je prends en chasse deux cyclos. Je mets bien 20 km pour revenir sur eux. Je prends garde, car ce n’est pas une cyclosportive. Nous formons alors un trio et là, on se met à accélérer !!! L’un des deux ne pouvait pas prendre de relais, mais il arrive à suivre. On se met alors à accélérer de plus belle, et mon compteur se remet à dépasser les 30 km/h. Je me surprends, car je ne pensais être capable de tenir le rythme, sur une telle distance. Au km 270, on se prend le vent de face. Mon gel coup de fouet qui est dans ma sacoche me fait défaut, mais je n’ai pas envie de rester seul. Je finis donc avec un peu de fatigue, mais pas si mal que cela.

La balade se résume aussi en quelques chiffres : 12h23 chrono total / 11h16 temps sur le vélo / 305,22km / 2.148m de dénivelé positif.



A peine le vélo posé, je me pose déjà la question, ou plutôt les questions. Comment gérer 100 km de plus, pour m’aligner sur un BRM400 ? Et surtout comment peut-il être possible de faire 1.200km ?

Peut-être ne suis-je pas encore suffisamment fou. Il me reste une bonne année pour le devenir 😉


••• Toph’, le 22 avril 2022